Marmoutier

Après son élection à l’évêché de Tours, Saint Martin fonde l’ermitage de Marmoutier  au bord de la Loire dans un site particulièrement remarquable  à l’est de la ville,: il est enclavé entre le coteau et un méandre de la Loire et Sulpice Sévère qui fut le disciple et biographe de Saint Martin met l’accent sur l’isolement et la difficulté d’accès. Pourtant le lieu fut occupé dés le Ier siècle de notre ère. La falaise offre un abri aux frères qui suivent Martin dans ce ermitage qui devient la première abbaye d’occident.   Dès le 6e siècle, le grand développement de l’ermitage est attesté par son nom même  (Majus monasterium).

Les sources écrites sont très rares entre la fin du VIe siècle et la fin du Xe siècle mais l’archéologie prouve la continuité d’utilisation du site avant que celui ci n’entre dans sa période de très grande expansion  à partir du  Xe siècle:  Marmoutier  restauré sous l’influence de Cluny  connut à nouveau un grand rayonnement d’abord sous l’impulsion des comtes d’Anjou puis des rois de France

Le monastère épiscopal devient une prestigieuse abbaye dont le rayonnement est considérable (200 prieurés en dépendent à la fin du 12e siècle).l’âge d’or de l’abbaye s’achève au XIIIe siècle et le déclin est permanent. . Le monastère a été restauré et entretenu jusqu’en 1789. La démolition commence au 19e siècle,  l’abbaye ne subsiste plus qu’à l’état de vestiges seuls sont conservés le portail de la Crosse, la maison abbatiale, la maison du prieur, la tour des Cloches, le porche de la sacristie, l’enceinte et deux portails. La propriété est achetée en 1847 par la congrégation du Sacré-Cœur qui y installe un pensionnat qui existe toujours.

L’abbaye est entourée par une enceinte établie à la fois dans la vallée et sur le plateau de Rougemont. Au pied du coteau calcaire se dressent l’église et les bâtiments monastiques : à l’ouest l’hôtellerie, à l’est l’infirmerie, au sud les dépendances et un cimetière associé à l’église SaintNicolas, située hors les murs, sur les bords de la Loire. Au nord, sur le coteau, est construit au XIVe siècle le logis de l’abbé.  L’archéologie permet l’identification de trois églises abbatiales successives. Chacune dispose d’une nef à trois vaisseaux. L’église romane et l’église gothique présentent le plan caractéristique des églises de pèlerinage dotées d’un déambulatoire.

. L’abbatiale et la plupart des bâtiments monastiques ont été détruits après la Révolution. L’enceinte est au contraire presque complète  Le site fait l’objet de nombreuses fouilles renouvelées depuis une dizaine d’années.

Site classé au patrimoine de l’inventaire

La tour des cloches

Abbaye_de_Marmoutier,_Tour_des_Cloches

mur d’enceinte
Mur_enceinte_marmoutier

LOCALISATION

Abbaye de Marmoutier, Quai de Marmoutier, Tours, France, 47.4025535, 0.717161600000054

BIBLIOGRAPHIE

DANS LA MÊME CATÉGORIE

  • Reposoir de saint Martin, Saint-Louand, Chinon

  • Catégorie : Borne

    Siècle : XIX

    Lieux : Chinon

  • charité de Saint Martin, Washington

  • Catégorie : Peinture

    Siècle : XVI

    Lieux : Washington

  • Eglise Saint-Martin, Goettingen

  • Catégorie : Église

    Siècle : XI

    Lieux : Goettingen

    LIENS EXTERNES

    http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/dapamer_fr Elisabeth Lorans et Thomas Creissen (dir.), Marmoutier, un grand monastère ligérien : Antiquité - xixe siècle, Orléans, Ministère de la Culture et de la Communication, coll. « Patrimoines en région Centre »,‎ 2014, 37 p